Les yeux verts projeté au Beaujolais avant sa sortie du 11 novembre

Fanny Liatard et Jérémy Trouilh retrouvent un festival qui avait sélectionné leur premier film en 2020, avec 23 films dans quatre cinémas du Beaujolais.

Jordan Blanchet Par Jordan Blanchet
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Les yeux verts projeté au Beaujolais avant sa sortie du 11 novembre
Photo d’illustration. Fauteuils vides dans une salle de cinéma à l’éclairage tamisé, photo d’illustration.

En bref

  • La 31e édition se tient en Beaujolais-Saône, avec des séances hors-les-murs à Belleville, Tarare et Trévoux.
  • Les bénévoles de L’Autre cinéma ont dévoilé le programme lors d’une soirée ouverte à tous le 14 octobre.
  • Le film d’ouverture de la réflexion est une fable fantastique et politique sur les enfants réfugiés.

Le film Les yeux verts arrivera en salles le 11 novembre, mais le public du Beaujolais pourra le découvrir plus tôt. Les réalisateurs Fanny Liatard et Jérémy Trouilh figurent parmi les choix du comité de sélection du festival, comme l’indique Baz’art.

Dates, lieux et soirée de présentation

La 31e édition des Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais-Saône se déroule du 10 au 15 novembre. Son port d’attache est le cinéma Les 400 Coups, à Villefranche-sur-Saône. La manifestation sort pourtant de ses murs : un temps fort a lieu à la médiathèque, et les cinémas partenaires de Belleville, Tarare et Trévoux accueillent chacun une séance avec invité.

10 au 15 novembredates du festival
9films en compétition
3prix

Le mercredi 14 octobre, à partir de 18 h 30, la salle 1 des 400 Coups a accueilli une soirée ouverte à tous. Les bénévoles de L’Autre cinéma y ont révélé la totalité du programme 2026. L’équipe y a détaillé la sélection en compétition, les trois prix, les films destinés au jeune public et plusieurs autres temps forts, dont ceux du week-end des 14 et 15 novembre.

Ce week-end de clôture fait partie des rendez-vous qui rythment la semaine, aux côtés des séances délocalisées dans les cinémas partenaires et du temps fort organisé à la médiathèque.

Une programmation tournée vers les failles des sociétés

L’édition réunit 23 films, dont neuf sont en compétition pour décrocher l’un des trois prix. La présidente, Catherine Vermorel, résume la ligne retenue : « Les films que nous avons choisis pour vous, traitent des contradictions et des failles de nos sociétés qui se cristallisant bien souvent au sein des relations familiales ».

Selon la présidente et la déléguée générale des Rencontres, Christine Poirier, qui s’expriment à deux voix, ces œuvres mêlent le politique et l’intime. Elles évoquent des paradoxes qui interrogent le public sans lui imposer de réponses, et elles saluent le travail des réalisateurs et réalisatrices ainsi que de toutes les personnes qui œuvrent pour ces films.

Dossier de fauteuil rouge avec un repère numéroté dans une salle de cinéma sombre, rangées de sièges floues au fond.
Rangées de fauteuils rouges dans une salle de cinéma sombre, vues depuis le dossier d’un siège. Photo : Tima Miroshnichenko / Pexels

Les yeux verts, du côté de Chaya et Nour

Parmi ces 23 titres, le comité de sélection a retenu Les yeux verts, signé Fanny Liatard et Jérémy Trouilh. La séance en avant-première est proposée aux tarifs habituels : le festival offre donc un accès au film avant sa sortie générale du 11 novembre.

Les deux cinéastes connaissent déjà la manifestation de nom. Gagarine, leur premier film, figurait à la sélection de 2020, une édition annulée en raison du COVID. Cette fois, les réalisateurs viennent accompagnés du distributeur, ce que la déléguée générale présente comme un honneur pour le festival.

Christine Poirier souligne aussi que les deux auteurs restent fidèles à leur style visuel, référencé et très travaillé, qui sert selon elle magnifiquement leur propos et leur engagement.

L’intrigue se situe dans les Landes, au bord de l’océan, où deux enfants, Chaya et Nour, vivent avec leur père. Lorsque leur expulsion leur est annoncée, Nour sombre dans un sommeil profond et mystérieux.

Le récit est présenté comme une fable fantastique et politique sur le sort des enfants réfugiés. Il met en scène le syndrome de résignation, un trouble psychique bien réel.

Photo : Tahir Xəlfəquliyev / Pexels