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Claude Lelouch préside le premier festival de Cassis, à 89 ans cette année

Claude Lelouch préside la première édition du Festival du cinéma français de Cassis et évoque le temps, la mort et les soixante ans d’« Un homme et une femme ».

Martine Leclerc Par Martine Leclerc
3 min de lecture
Claude Lelouch préside le premier festival de Cassis, à 89 ans cette année
Photo d’illustration. Un groupe de spectateurs assis dans une salle de cinéma aux fauteuils rouges, les yeux tournés vers l’écran.

En bref

  • Le premier Festival du cinéma français de Cassis s’est tenu du 16 au 20 octobre 2026, avec Claude Lelouch comme président d’honneur.
  • Le cinéaste a annoncé une présence de deux ou trois jours sur place.
  • Son 52e film, « Un moment pour tout », devait être tourné en Normandie avec André Dussollier et Marthe Keller.

Président d’honneur de la toute première édition du Festival du cinéma français de Cassis, Claude Lelouch avait choisi de parler du temps qui passe, de la mort et de cinéma lors d’un entretien accordé par téléphone au quotidien La Provence. Ce portrait de circonstance éclaire la place d’un cinéaste de premier plan dans un rendez-vous qui naissait alors.

Un festival inaugural placé sous un parrainage de poids

Le Festival du cinéma français de Cassis se déroulait du 16 au 20 octobre 2026. Pour cette première édition, la présidence d’honneur revient à Claude Lelouch, que le journal présente comme l’un des grands représentants du cinéma français.

Le réalisateur ne devait cependant pas rester pendant les cinq jours de la manifestation. Il a précisé qu’il serait là « deux ou trois jours », quelque part entre le 16 et le 20 octobre. Le journal ne détaille ni le programme des projections, ni les horaires, ni les conditions d’accès : la présence du cinéaste constitue donc le repère central de ce lancement.

Au cours de cet entretien, Lelouch a aussi livré sa définition de ce qui distingue le cinéma français. Selon lui, le cinéma français reste « un cinéma d’auteur », quand le cinéma américain relève davantage du producteur. Cette distinction donne un cadre à un festival entièrement consacré à cette production nationale.

Soixante ans d’« Un homme et une femme » et un cap à 89 ans

L’année 2026 marque le soixantième anniversaire d’« Un homme et une femme », le film qui reste le plus associé au nom de Lelouch. Le cinéaste, lui, devait atteindre 89 ans à la fin du mois d’octobre, selon La Provence, qui ne donne pas de jour précis.

60 ansdepuis « Un homme et une femme »
89 ansâge atteint fin octobre
52efilm, « Un moment pour tout »

Joint par téléphone, le réalisateur a d’abord renvoyé la question à son interlocuteur, avant de répondre : « On est vivant. » L’entretien porte sur ses souvenirs de Cassis et s’organise autour du thème « La vie, l’amour, la mort ».

Sur le dernier de ces trois termes, Lelouch s’est exprimé sans détour. Il se sait entré dans ses dernières années et l’assume : « Je n’ai pas peur de la mort », assure-t-il. Elle lui donne seulement le trac, explique-t-il, celui que ressent quiconque se lance dans une nouvelle aventure, et il affirme croire à l’éternité. Ces confidences, selon le journal, concernent aussi le thème de son prochain film. La suite de ses réponses n’est pas reproduite dans l’extrait accessible.

La Normandie et des retrouvailles d’acteurs

Après le festival, Lelouch devait partir tourner en Normandie « Un moment pour tout », son 52e film. La date précise du début de ce tournage n’est pas indiquée, et l’intrigue n’est pas détaillée.

La distribution réunit André Dussollier et Marthe Keller. Le réalisateur avait déjà réuni ces deux comédiens voici plus d’un demi-siècle, pour « Toute une vie ». Ces retrouvailles relient ainsi un projet encore à venir à une période ancienne de sa filmographie, à l’heure où il célèbre un autre titre emblématique de sa carrière.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Tima Miroshnichenko. Licence Pexels.